8 février 2021

ARP Média - MARIE EVE ARCHAMBAULT

Zachary Richard disait que travailler c’est trop dur. Ce n’est pas le cas pour la jeune chanteuse new country Justine Blanchet. Travaillante, sympathique et talentueuse, Justine Blanchet a tout pour plaire. Celle qui rêverait de sortir un EP à la fin de l’année prochaine tâte le terrain en sortant un nouveau single intitulé Get out of the mud le 12 février prochain. Nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec elle quelques jours avant la sortie de sa nouvelle chanson.

Quelle est ta relation avec la musique country?

J’ai grandi avec la musique country. On faisait des voyages aux États-Unis. Dès que tu ouvres la radio là-bas, c’est de la musique country. On écoutait du Shania Twain ou du Lady Antebellum à la radio. Même lorsque j’étais jeune, j’ai des vidéos de moi qui danse sur des chansons de Shania Twain. Ce sont des souvenirs qui viennent de loin pour moi. Ça fait partie de mes racines. Ce que j’aime de la musique country c’est que les paroles sont inspirantes, elles ne sont jamais offensantes et je suis toujours éblouie par la mélodie.

 

J’ai entendu que tu as fait du chant lyrique avant de t’aventurer dans la musique country. Est-ce que ces cours t’ont apporté quelque chose de plus selon toi?

Quand j’étais jeune, j’ai fait une technique de chant où l’on apprenait l’anatomie du larynx et toutes les façons de chanter avec différents styles. Dans ce temps-là, je faisais de l’opéra. J’ai arrêté à l’âge de 15 ans. Je suivais des cours une fois semaine et je participais à des compétitions de temps en temps. La musique lyrique m’a apporté : la technique qui est similaire au country, et une victoire dans un concours des cadets de l’air.

 

Il y avait une compétition de talents avec le groupe de musique des cadets de l’air et j’ai décidé de me pointer avec une chanson lyrique, et je suis arrivée en première place. Avec ce prix, j’ai pu faire une tournée au Québec et un peu en Ontario aussi. Je me rappelle que j’avais 14 ans et je partais de chez nous pour sept semaines. Pendant cette tournée-là, j’avais un set de trois chansons. Ça m’a donné une belle expérience de scène. Je suis tombée amoureuse avec la performance.

Plus tard, tu t’es entourée de Yann Bélanger dans la production de tes chansons, qu’est-ce qui a motivé ton choix?

Au début, je travaillais avec un producteur de ma ville. Il n’était pas spécialisé dans la musique country. Il allait moins chercher ce que je voulais entendre. Ce n’était pas à mon goût. Ma mère a fait des recherches. Je pense qu’elle est entrée en contact avec la mère de Yann Bélanger. Au fil du temps, on s’est rendu compte que Yann faisait partie du groupe Emerson Drive et qu’il avait des contacts à Nashville. Et c’est ce que nous recherchions. On a appris qu’il était à Mont-Laurier qui est à 3 heures de chez nous. Nous nous sommes dit : « C’est moins loin que d’aller à Nashville! »! J’avais déjà des démos. Alors, on a planifié une première séance d’enregistrement. Je me suis rendue rapidement compte qu’à chaque chanson, il s’améliore ! Yann est en contact avec Danick Dupelle qui est à Nashville. Ils s’échangent des chansons etje suis comme dans le loop de ces échanges-là. Alors, je me crée une banque de contacts !


Parlant de contacts, en spectacle, tu es accompagnée de ta mère et elle est précieuse dans le cheminement de ta carrière.

Oui, surtout au début, elle faisait tout ce qui était relations publiques et moi je me concentrais sur le côté créatif. Dans les dernières années, j’ai pris beaucoup de responsabilités de managing afin de rouler ma propre business. Parce que oui, c’est une business. Beaucoup d’artistes ne réalisent pas qu’ils sont un produit, mais c’est la réalité.

Tu parles de managing. Tu as décidé de gérer tout par toi-même en créant ton agence d’artistes. Est-ce que tu peux m’en parler un peu?

Oui, j’ai créé une agence pour les artistes new country en juillet dernier. J’ai fait cela sur un coup de tête, mais je crois que ça m’aidera à me promouvoir moi-même. Au début, je ne voulais pas être associée en tant qu’artiste à l’agence. Et finalement, je me suis dit : « Non, je suis rendue une madame qui fait ses propres affaires. C’est comme ça que je veux qu’on me perçoive. J’ai donc décidé de rendre le tout public. »

 

L’agence offre trois services : créer des sites web, faire de la relation publique pour les artistes et aider à planifier des stratégies de médias sociaux. On souligne mes stratégies lorsque je prévois sortir un single. Les gens trouvent que ça sonne huge. Je peux aider un autre artiste à faire la même affaire. Depuis les derniers mois, j’ai aidé quelques musiciens. C’est vraiment agréable d’offrir mes services en tant que consultante en marketing.

 

Parlant d’engagement, j’ai vu que tu étais une personne très dévouée à ton travail. Tu as participé notamment aux tournages de tes vidéoclips.

C’est moi qui arrive avec les scripts. Dans le dernier vidéoclip, j’ai participé avec la CLIC basée à Montréal. Ils sont habitués à engager du monde selon tes besoins. De mon côté, je voulais faire mon script, mon maquillage, mes cheveux et je suis ma propre styliste. Tout ce que j’ai demandé c’est de filmer ce que je voulais. J’étais la directrice générale, la productrice et je donnais la vision de ce que je voulais. La chanson peut avoir une signification, mais je peux lui en donner une autre avec la vidéo et c’est ce que j’aime.

 

Je vais t’amener justement au tournage de Got Away que tu as tourné en temps de pandémie. Comment ça s’est passé?

Ça s’est super bien passé ! On a filmé la vidéo dans ma cour ! Je n’ai jamais dépensé pour un studio. On le fait soit chez nous, chez des amis, chez ma grand-mère, à l’extérieur ou dans des lieux abandonnés. Comme les restrictions étaient moins sévères l’été dernier, ma meilleure amie de Sherbrooke a pu venir assister au tournage. J’ai parlé de mon projet de tournage avec un producteur vidéo qui était dans les cadets de l’air avec moi. Il a accepté, cela a pris quelques heures et j’ai fini avec un beau produit !

Et cette chanson-là, on le sait, elle a une signification personnelle. Peux-tu nous en parler?

Je ne sais pas si tu as regardé les dates des sorties de Got Away et Heartbeat. Il y a un gros écart entre ces deux chansons-là contrairement aux autres. C’est parce que, dans ma vie personnelle, j’étais dans une relation toxique. Cela a pris beaucoup de temps avant que je me retrouve. J’avais besoin de reconnecter avec moi-même. Et ce cheminement a pris du temps.

Quand j’ai eu l’impression d’être bien mentalement, je me suis dit que c’était le moment de me remettre à l’écriture. J’ai commencé à collaborer avec d’autres artistes ici au Canada. Je leur ai demandé si ça leur tentait d’écrire avec moi. J’ai écrit un duo qui n’est pas sorti encore. En mai dernier, j’ai écrit Got Away. J’étais très satisfaite parce que c’était exactement ce que je voulais dire, et ce, sans être méchante (rires). Les symboles étaient parfaits ! J’amène beaucoup d’éléments de la nature dans mes chansons. C’est ma marque de commerce.


Quand j’ai sorti Got Away, c’était comme une nouvelle ère à la Taylor Swift avec Reputation. C’est très loin de ce que je faisais dans le temps de Heartbeat même si la chanson était pas mal pour la même personne.


Le 12 février prochain, on pourra entendre Get out of the mud où il est question qu’après la pluie, vienne le beau temps. Est-ce qu’on peut dire que c’est la suite de Got Away?

Je l’ai écrit en août. Got Away venait tout juste de sortir. Je l’ai écrite simplement pour le plaisir. Après que j’aie fini de l’écrire, j’ai réalisé qu’il y avait plein de symboles. L’été dernier, il y avait plein d’artistes qui sortaient des chansons sur la pandémie comme Luke Combs avec Six feet apart. Je ne veux pas faire une chanson comme ça et qu’elle reste prise dans son temps ! Oui, elle s’applique à ce qui se passe dans le monde en ce moment, mais elle peut aussi être générique et c’était mon but. Je voulais amener de l’espoir et de l’humour dans la vie des gens avec cette chanson et ce vidéoclip-là.

Donc, le vidéoclip a déjà été enregistré?

Oui, on a tourné en octobre. C’était super le fun ! C’était un très bon timing avec la température. On avait accès à de grosses flaques d’eau et des tracks de boue. Alors, j’ai pu faire exactement ce que je voulais. Aussi, on a pu emprunter ce dont on avait besoin. J’ai un de mes amis qui a un truck F150. C’est un peu ça l’épicentre de la vidéo.


Je prévois aussi faire un direct avec l’équipe qui a réalisé la vidéo pour discuter du vidéoclip à la mi-février environ.

Get out of the mud sera disponible sur toutes les plateformes le 12 février prochain. Pour plus d’informations, dirigez-vous sur son site web justineblanchet.com